François Cominardi, de la compétition au Panthéon

  * Affiche en Français pour le Québec en respect de la lois 101

Attention, la qualité de certaines images est médiocre. Cela provient du fait que certaines photos argentiques ont été scannées et que d'autres datent d'une autre époque où le numérique n'était pas encore en vigueur

Revenons à notre passion de base au Moto Club des Potes : faire des articles qui partagent des histoires et des informations. Dernièrement, la FIM (Fédération Internationale de Motocyclisme) nous annonce la création de son propre musée dédié à l'histoire de la compétition. La FFM (Fédération Française de Motocyclisme) en France est dans la même démarche. Et au Canada, il y a le CMHOF (Canadian Motorcycle Hall of Fame) Panthéon Canadien de la Moto et devinez qui en prend la présidence ?

Mon pote depuis des lustres, François Cominardi. Qui est François ? Je lui laisse plus bas nous raconter son histoire québécoise, mais avant le Québec, il a une belle histoire en France dans le domaine de la moto revendicative, professionnelle et événementielle.

François vient de la région mâconnaise et a vécu dans la région Rhône-Alpes. Il a commencé à travailler dans le domaine du side-car à l'âge de 24 ans avec la marque Jeaniel. Puis il a ramené l’importation Bombardier Ski-Doo / Sea-Doo en France.

Début 1993 et durant 7 ans, il devient responsable commercial moto des échappements Devil. Il suit les pilotes motos en Endurance, WSBK. Il a ouvert aussi pour Devil le marché américain, œuvré entre autres sur les coupes de marque comme la XJR Cup, mis en place un partenariat avec le team SERT Suzuki, couronné de titres mondiaux en Endurance, etc...

Devil restera dans les esprits avec cette pub, qui aujourd'hui ne serait plus possible.

N’est-ce pas François?

Oui Bruno comme cette image de toi sur ton Big One

François crée l’OFDAM (Observatoire Français de la Distribution des Accessoires moto) ; il arrive à fédérer 18 fabricants ou importateurs d'échappements.

Après Devil, il passe chez Remus et à la suite de complications du "Ministère de l'Écologie" qui menace de saisir les stocks pour les détruire - beaucoup d'échappements, pas que pour Remus mais de tous les importateurs d'échappements.

Une sacrée aventure qui en 2003 a connu un grand moment : lors du salon de la moto de Paris Porte de Versailles, le Moto Club des Potes avec l'OFDAM (Observatoire Français de la Distribution des Accessoires moto) ont organisé une réunion au Club Med World, partenaire du Moto Club des Potes. En tourisme aussi, il est partenaire à l'époque du Moto Club des Potes.

François est membre aussi du Moto Club des Potes depuis le début des années 90, et a participé à pas mal de nos engagements comme, par exemple, la journée de la Courtoisie au Volant. La liste est trop longue mais François, en France, a marqué les esprits dans le monde motard.

Avant de lui donner la parole avec une interview façon "Le Taz", retrouvez celle-ci qui date de Mars qui date de mars 2010.

Donc, avant de faire mon interview, je vous ai parlé de François en France et de son aventure dans le monde moto. Mais à son arrivée au Québec, il y eut aussi son aventure journalistique, en qualité de rédacteur en chef de "Sport Moteur.ca" et "Magazine Sports Motorisés Québec", aventure que j'ai partagée avec lui en qualité de reporter et essayeur moto de 2010 à 2016. Nous avons continué lors de la création de Sport Moteur International de 2016 à 2025 où François était toujours rédacteur en chef et, pour ma part, en qualité de Fondateur de Sport Moteur.com, Directeur de Publication, Reporter et essayeur moto. Lire ICI.

16 ans d'articles et de dingueries ensemble, qui en cette année 2026 vont revenir petit à petit sous l'égide du Moto Club des Potes.

INTERVIEW

 

François, quel regard portes-tu sur l’héritage de votre action pour la conservation des échappements de remplacement ?

Merci Bruno. Grâce à l’OFDAM, à l’époque aux côtés de figures comme Jean-Louis Guignabodet, Cyrille Bihr, Jean-François de Tournay et Christian Maingret, nous nous étions battus avec succès pour préserver l’usage des échappements de remplacement. C’était une victoire pour la liberté des motocyclistes.

Vingt ans plus tard, le paysage a radicalement changé : de nouveaux systèmes de contrôle sonore et des sanctions plus sévères voient le jour. Face à cette offensive, quelle a été la réponse de l’industrie ? Force est de constater que si des actions ont été menées, elles ont échoué.

La norme d'homologation européenne impose un protocole extrêmement rigoureux pour mesurer le niveau sonore à l'arrêt ou en dynamique. Les contrôles automatisés ou "au bord de la route" violent souvent ces conditions. J’ai travaillé 7 ans dans ce domaine et avec un budget, j’aurais pu décortiquer tout le processus. La proposition est lancée !

François, maintenant que le décor est planté, depuis que tu es arrivé au Québec, tu en as fait du chemin, raconte-nous :

En effet, depuis 2004, il s’en est passé des choses! Je suis venu vendre, guider, faire la logistique de séjours de motoneige avec mon ami Gilles Nulli. Juste après, le passage des motoneiges était menacé dans de nombreux sentiers par un jugement. Gilles partait à Val d’Or, mais je ne le suivais pas.

Je créais une société de distribution d’accessoires moto, avec mon ami Pierre Lamouille, PDG d’Everset importateur BRP en France, ( tu sais le contrat de distribution que j’avais ramené du Québec pour distribuer Ski-Doo et Sea-Doo). Il devait financer l’entreprise. Mais BRP ne renouvelait pas le contrat avec la France, préférant créer une filiale. Adieu la trésorerie, l’entreprise québécoise tombait à l’eau.

Dans le même temps je prenais la présidence de Supermoto Québec et je mettais en place un championnat avec des promoteurs pour des courses sur le superbe circuit Mécaglisse, à Shannonville, à Saint-Félicien, aux H-Games, à Icar, et même en ville, à La Tuque. Avec l’aide indefectible de Corinne Heurtaux.

Je devenais rédacteur en chef de Sport Moteur.ca et de la partie HP de Magazine Sports Motorisés, allant jusqu’à écrire 40 pages dans un magazine.

J’étais élu au comité associatif de la FQMHR, Fédération Québécoise de Motos Hors Route. En 2009, je visitais tous les circuits de motocross du Québec pour vérifier leur conformité avec les Règlements.

J’ai travaillé comme responsable communication marketing pour le Groupe Contant, pour Alex Berthiaume Yamaha Laval, et au site internet de Sport-Alary.

Comme animateur, j’ai commenté plusieurs années les 12 Heures d’Endurance de la Tuque et le championnat d’endurocross de la FMSQ.

J’ai été élu à la Confédération Motocycliste du Canada (Motorcyclist Confederation of Canada) pour représenter la moto hors route du Québec.

Parallèlement je me suis engagé auprès du Canadian Motorcycle Hall of Fame) Panthéon Canadien de la Moto. Après 8 ans dont plusieurs années comme secrétaire, j’ai accédé au poste de président du conseil d’administration.

Je continue à écrire, principalement pour le groupe Raven Media qui édite les magazines Custom Tour, Planète Quad et Passion Motoneige Magazine

Si je comprends la présidence du CMHOF (Canadian Motorcycle Hall of Fame) Panthéon Canadien de la Moto va t'ouvrir plusieurs portes qui à ce jour étaient juste entrouvertes. Quels vont être tes premiers chantiers ?

Le premier chantier va être de financer l’institution. L’association des importateurs moto nous fournissait un budget qu’elle a aboli avec l’arrivée d’une nouvelle direction. Nous devons nous tourner vers d’autres sources de support pour continuer la mission. Mais l’intérêt de la FIM pour l’histoire de la compétition nous démontre que nous sommes dans la bonne voie.

Le Canada est le deuxième pays au monde en superficie. Nous devrions être plus présents dans les provinces, comme l’Alberta ou la Nouvelle Écosse, pour n’en citer que deux. Cela demande des budgets de déplacement et des contacts dans ces provinces.

Le Hall of Fame doit être plus présent tout au long de l’année, et pas seulement pour le banquet d’intronisation. Nous aurons besoin de nouveaux volontaires dans différents comités d’action.

L'avenir ? Ta présence à des salons en France comme celui de Lyon (ou, pour information, je fais un retour cette année, pour un reportage) pour faire émerger des pilotes Canadiens ? Faire venir ou revenir la moto au Canada, un sport, et faire revenir des compétitions mondiales sur le territoire ?

Bruno, tu portes déjà sur ces salons depuis des années la Presse Québécoise et Canadienne

À ce jour, la moto ne bénéficie pas encore d'une reconnaissance officielle en tant que sport au Québec et au Canada. Il n’y a pas de cadres réglementaires unifiés pour les différentes disciplines. Tant que la moto n'est pas un « sport officiel » (reconnu par les ministères du Loisir et du Sport), elle n'est qu'une « activité de loisir à risque ». Cela signifie : pas de subventions, difficultés d'assurances pour les promoteurs, et une vulnérabilité face aux règlements municipaux (bruit, zonage).

Je vais continuer à apporter ma voix pour faire de la moto un sport reconnu.

J’aimerais aussi que les sportifs intronisés au Panthéon Canadien soient reconnus au niveau de la FIM et que le Canada soit présent dans le nouveau Racing Motorcycle Museum en Suisse.

Si je viens au salon de Lyon, ce sera à titre personnel, mais si je pouvais rencontrer Éric de Seynes pour parler de l’histoire de la moto de compétition, ce serait une belle rencontre.

Merci mon grand, ou devrais-je dire "Liteul Boy", ton pseudo motard, et au Moto Club des Potes. J'espère que ce reportage permettra aux Français, Québécois et Canadiens de mieux te connaître et de découvrir au meilleur le CMHOF (Canadian Motorcycle Hall of Fame).

Crédit Photos : CMHOF (Canadian Motorcycle Hall of Fame) & Bruno Pasqualaggi (Retouches photos et mise en page Bruno Pasqualaggi)


@ + Bruno Pasqualaggi "Le Taz" pour le Moto Club des Potes.


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