Coin des potes - 2003
Balade des Settons

Par JB 7

Les Settons 2004 : une cuvée exceptionnelle !

Contrairement à certains breuvages, c'était à consommer sans modération . La preuve ? Le regard étonné des passants quand j'ai retiré mon casque après mon retour sur Paris. Après vérification dans le premier miroir, j'avais les yeux écarquillés et un sourire béat, conséquences directes de 3 jours de pur plaisir. Imaginez un peu : 800 kms dont au moins 700 sur des départementales viroleuses. J'en redemande le plus tôt possible. ( Je rassure tout de suite les plus inquiets : mes zygomatiques se sont décrispés et mes yeux ont retrouvé une expression naturelle )

Bon , j'en entend 2 ou 3 dans le fond de la classe qui demandent : " Alors, c'était comment ? On veut des détails ".

Ok, ça vient !!!!!!!

Tout d'abord la première nouveauté des Settons cette année : le trajet par départementales spécialement choisies pour nous mettre en température avant les routes du Morvan. Sous un soleil éclatant, c'était parfait.

Après quelques arrêts pour satisfaire des besoins biologiques et un casse-croûte spécialités locales ( ben quoi, la pizza du Morvan , c'est pas réputé ? ), l'arrivée aux Settons se fait pas une petite route ombragée et parfois un peu piégeuse ( ça glisse un 1300 CB ? ) ce qui nous met en condition pour la suite du week-end.

Une surprise au camping : pas de tracteur pour nous monter les tables et les chaises. Tant pis, on fera les trajets à pied , ça nous dégourdira les jambes après ces quelques heures de route ( surtout moi car la selle du 600 Bandit c'est pas du grand confort et en plus je ne suis pas très rembourré du fessier ).

Seulement 4 tentes à monter car une partie du groupe a choisi l'hôtel , tant pis pour eux ils ne savoureront pas le réveil au petit matin par les oiseaux ( j'ai particulièrement apprécié le pic vert à 5 heures du matin ).

Pendant que les spécialistes culinaires vont au ravitaillement, j'assiste à une opération mécanique délicate sur le réchaud à essence de JPF. Comme il nous le précise : " ça ne marche pas souvent du premier coup , mais quand ça marche c'est efficace ". Je confirme que ça ne marche pas du premier coup, il faudra une bonne heure de démontages ( avec un " S " parce qu'il y en a eu plusieurs ) et l'intervention de 4 paires de mains ( je ne sais pas si le nombre a vraiment compté mais il y avait de la bonne volonté ) Comme je ne suis pas adepte de la mécanique , je regarde les opérations du coin de l'oeil et finalement JPF obtiendra la victoire.

Phiphi prend les commandes du barbecue pour le repas du soir : pas de surprise avec lui c'est toujours réussi ( merci Phiphi ) Un tour au bar de l'hôtel pour finir la soirée et une surprise au retour : les petits lampadaires disséminés dans le camping nous guident vers nos tentes ( ça c'est bien ) mais celui qui est à 2 mètres de ma tente éclaire comme en plein jour ( et ça c'est moins bien ). Intervention rapide de JPF qui le coiffe d'un sac poubelle : efficace pour l'éclairage mais un peu bruyant quand le vent se lève.

Le Vendredi Départ vers 11 heures pour rejoindre une bonne table dénichée par la famille TAZ, trajet classique vers Château Chinon puis Autun. Le temps se couvre, avec un peu de chance les nuages ne nous rattraperont pas. Gagné, on arrive à l'étape encore secs.

Repas léger .... dans un petit resto dont je ferais bien ma cantine journalière mais c'est un peu loin. C'était très bon, très sympathique et en plus avec un excellent rapport qualité/prix. Les nuages déversent une partie de leur contenu pendant que nous sommes à table : très bien, c'est toujours ça de moins qui nous tombera sur le casque tout à l'heure.A la sortie, le ciel s'est calmé.

Question rapide : " je mets le pantalon de pluie ou je reste optimiste ? " Je choisis la précaution et la suite me donnera raison. Je compatis avec ceux, et celles, qui n'avaient qu'un jean. La pluie a amené une baisse de la température et, en plus de ranger les lunettes de soleil, il faut enfiler la polaire. Deux groupes pour la suite : JPF emmène le premier ( avec Chris/Gwen et moi ) sur les chemins de traverse , le reste de la troupe reste avec Bruno en direction de Château Chinon pour un éventuel ravitaillement pour le repas du soir.

L'accalmie sera de courte durée et la pluie nous rejoindra très vite. Je fais une rapide prière pour obtenir un coin de ciel bleu ( " Notre Pépère qui êtes aux cieux, merci de fermer le robinet " ) et ça marche !!! Pas pour le ciel bleu mais au moins il ne pleut plus. On en profite pour grimper sur le mont Beuvay. La vue est un peu bouchée et il est difficile d'imaginer nos ancêtres les gaulois ( un peu de culture , c'est là que les chefs gaulois se sont regroupés autour de Vercingétorix ... Je peux faire le malin, je ne le savais pas avant d'y aller ).

Allez, on repart et la pluie recommence avant de se transformer en déluge. Visibilité réduite mais on continue et le plaisir de rouler est toujours là. En traversant un village j'aperçois plusieurs mots garées devant un bistrot, eh oui les courageux sont à l'abri et Tof nous regarde passer, peut être un peu surpris de ne pas nous voir nous arrêter mais avec JPF, quand on roule on roule ( et c'est bien , c'est pas un peu d'eau qui va nous faire peur ) A l'arrivée au camping, l'espoir de sécher un peu nos gants avec le sèche-mains du bistrot tombe à l'eau ( oui, je sais elle était facile celle là ) car " y a pas sèche-mains ". Gants d'été + forte pluie = sentiment d'avoir des éponges au bout des doigts. Un chocolat chaud nous remontera un peu le moral . Et la pluie s'arrête définitivement dès que nous sommes au sec !!!

Vu la météo ( passée et à venir ) il n'y aura pas de barbecue le soir , au grand désespoir de Phiphi qui souhaitait nous régaler de grillades. Donc direction l'hôtel où nous en profitons pour faire, un peu, sécher nos gants. Après une nuit sur les radiateurs des chambres, nos gants seront acceptables le lendemain.

Une nouvelle nuit sous la tente.

Le samedi matin les bagages sont arrimés et les motos sont prêtes à partir vers 10h. Je choisis de partir avec JPF par les mêmes routes qu'à l'aller. L'autre groupe remontera sur la capitale par la nationale.

Le retour était au moins aussi bien que l'aller. J'en profite pour vous livrer le résultat de mes études : pour ceux qui se demandaient comment JPF faisait pour trouver toujours les bonnes routes sans consulter sa carte, je crois avoir compris : Il teste pour Honda France un système de GPS automatique couplé à sa VFR qui choisit toute seule le chemin. Le seul problème, c'est qu'il ne lui ont pas livré la cartographie complète mais seulement les départementales .. ; On ne va pas s'en plaindre.

Merci encore JPF d'avoir été mon poisson pilote pour le retour. Je rassure pour la sécurité : avec JPF c'est sécurité routière : 50 km/h en agglomération, 110 dans les lignes droites et 110 dans les virages. C'est cool et en plus nos motos ont tellement apprécié le traitement qu'elles n'ont jamais aussi peu consommé !

C'est dommage, les Settons c'est seulement une fois par an.

Une pensée spéciale pour quelqu'un qui aurait sûrement voulu être des nôtres : on t'attend dès que possible.

Jb 7

Retrouver le reportage officiel des Settons 2003


Copyright © Moto Club Des Potes, 2004