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Pardon des Motards 2026 La 12 ème édition vous sera présentée en plusieurs parties. Mais avant tout, remettons l'église au milieu du village, en quelque sorte. Le Pardon, c'est une petite équipe qui, depuis ses débuts "ou plus exactement depuis la deuxième édition", autour de Nathalie, Valérie et Fred, le fait vivre avec l'aide d'une formidable équipe de bénévoles. Mais avant eux, il y a eu le Père Philippe. Quoi de mieux, donc, que de lui donner la parole ?
Merci Père Philippe. Hé oui ! En 2013, il y avait bien 824 motards pour 580 motos. Alors, lorsque certaines personnes mettent ces chiffres en doute, elles devraient parfois se taire ou sortir de leur trou noir de méconnaissance. Passons maintenant à la suite. Comment ça marche ? Une telle organisation demande énormément de travail en amont. Sachez que tout ce qui va vous être présenté a été réalisé entièrement bénévolement. Car non, ce n'est pas une organisation pleine d'argent qui met en place cet événement, mais une organisation pleine d'enthousiasme, composée de femmes et d'hommes qui donnent de leur temps afin que ce Pardon puisse exister. Elle s'appuie sur une équipe de bénévoles tout aussi investie, qui consacre son énergie et son temps afin que le Pardon se déroule dans les meilleures conditions. Malgré la crise que traverse aujourd'hui le monde du bénévolat, le Pardon, lui, fait le plein... et même davantage, puisque toutes les bonnes volontés ne pourront malheureusement pas être retenues. Pourquoi ? Tout simplement parce que l'équipe d'organisation respecte ses bénévoles. Elle est attentive à leurs besoins, à leur écoute et prend en compte leurs remarques. Les trois témoignages de bénévoles que vous allez découvrir cette année illustrent parfaitement cet esprit de convivialité qui fait l'âme du Pardon. Donnons la parole à Patrick :
Maintenant, donnons la parole à Maëva :
Et voici Paul : Il aura fallu attendre de nous retrouver à Camaret pour faire connaissance avec Paul ... Alors que nous avons vécu à moins de 200 mètres l'un de l'autre à Montreuil, en région parisienne, fréquenté les mêmes associations et partagé bien d'autres points communs. Comme quoi, il fallait venir jusqu'à Camaret pour enfin prendre un café ensemble !
À travers ces trois témoignages, certains me diront que c'est la même chose partout. Je leur répondrai malheureusement que non. Fort de plus de 43 années de vie associative, j'ai vu des organisateurs sans aucun respect pour leurs bénévoles, des présidents d'association incapables d'intégrer de nouvelles personnes, créant des clans au sein même de leur structure. Le sujet mériterait d'ailleurs un article à lui seul... probablement beaucoup plus acide. Entre les associations créées uniquement pour nuire au voisin, celles qui fonctionnent en vase clos entre copains, celles qui rejettent toute nouvelle tête par manque d'ouverture d'esprit, celles qui jugent une personne en moins de trente minutes sans même la connaître, ou encore celles qui utilisent la violence ou l'intimidation comme mode de fonctionnement "certains semblent même avoir pris Sons of Anarchy pour un modèle" la liste est malheureusement longue. Et pourtant, ce sont parfois les mêmes qui prétendent lutter contre le harcèlement ou la violence scolaire... Je reviendrai sur cet aspect du bénévolat dans ma conclusion. Revenons maintenant au Pardon des Motards 2026 et découvrons son envers du décor. L'envers du décor Tout est une question de communication, disait un chercheur du CNRS. Cette année, Valérie n'en a pas fait davantage que les années précédentes, mais elle a travaillé différemment, en s'appuyant notamment sur des outils d'intelligence artificielle.
Les différentes publications diffusées sur Facebook montrent que la communication en amont de ce rassemblement est pensée pour que tout se déroule dans les meilleures conditions, dans le respect de chacun, sans jamais perdre de vue l'objectif premier de ce rendez-vous : un recueillement œcuménique* gratuit. L'organisation ne cherche pas à paraître, elle cherche simplement à bien faire. Elle travaille avec sérieux afin que tout fonctionne au mieux, ce qui devient malheureusement de plus en plus rare dans notre société. Je tiens également à exprimer ma gratitude envers l'organisation pour avoir accepté cette affiche que j'ai élaborée. Tout y est expliqué.
Dès le samedi, les bénévoles sont déjà à pied d'œuvre pour installer le site. C'est en comparant l'avant et l'après que l'on mesure réellement l'ampleur du travail accompli. Avant Après
Le Rassemblement À 6 h 30, Camaret se réveille doucement. Les bénévoles arrivent progressivement afin de terminer les derniers préparatifs. Vers 7 h 30, la pluie fait son apparition. Pourtant, elle ne décourage pas les premiers motards qui commencent déjà à rejoindre le site. Quoi de mieux, alors, qu'un album photo pour raconter cette matinée ?
Au fil des heures, la météo devient plus clémente et laisse place à un ciel plus accueillant. L'arrivée de ce cortège de Trikes a offert un spectacle aussi impressionnant que convivial.
Les arrivées se succèdent sans interruption. Malgré une météo capricieuse en début de matinée, on peut estimer la fréquentation à environ 2 500 motards pour près de 2 000 motos, une très belle participation. J'ai également eu un véritable coup de cœur pour cette jeune motarde de 19 ans, venue avec son 50 cm³ aux couleurs de Flash McQueen. Son look, inspiré de la pop culture japonaise, était totalement assumé et correspondait parfaitement à sa personnalité. Pour avoir eu la chance de me rendre à Tokyo dans les années 1980 et d'y découvrir le phénomène des BOSOZOKU**, j'y ai immédiatement pensé. Si elle lit ce reportage, je lui donne rendez-vous en 2027 pour une interview, ou qu'elle prenne contact via notre site.
La bénédiction
La cérémonie débute avec Lya, qui ouvre la bénédiction au guidon de sa mini-moto. Derrière elle, les participants avancent tranquillement afin de recevoir leur bénédiction.
À mon tour, je me présente également. Pour les esprits les plus cartésiens, je vais expliquer pourquoi je suis ici. Tout d'abord, parce que le bénévolat fait partie de mon ADN*** depuis toujours. Mais si je participe également à ces rassemblements œcuméniques, c'est pour une raison beaucoup plus personnelle. À la fin des années 1980, j'ai perdu ma première épouse. Participer à ces cérémonies est, pour moi, un devoir de mémoire. C'est aussi une pensée pour tous mes amis tombés en opérations extérieures, victimes d'accidents de moto ou simplement partis trop tôt.
Avant de conclure, je souhaite également rendre hommage à deux autres bénévoles... à quatre pattes. Link et Menkyi, deux magnifiques Dogues du Tibet, véritables boules de poils d'une gentillesse exceptionnelle. Bien sûr, leur caractère doit beaucoup à l'éducation que leur ont donnée leurs maîtres, Muriel et Gérard. Conclusion Notre société devient de plus en plus individualiste et centrée sur elle-même. Dès qu'un groupe se forme, celui qui est différent finit souvent par être mis à l'écart. La critique devient facile. Le jugement encore plus. On préfère parfois rester entre soi plutôt que d'aller à la rencontre des autres. Malheureusement, ce phénomène touche aussi le monde associatif. Là où les bénévoles devraient avancer côte à côte pour une même cause, partager leurs expériences, échanger leurs idées et construire ensemble, il arrive qu'ils se retrouvent face à face, chacun défendant son territoire, comme si les autres devenaient des adversaires. Pourtant, il serait tellement plus simple de profiter de l'expérience des autres plutôt que de les critiquer ou de les juger sans réellement les connaître. Parfois, une simple question est interprétée comme un ordre. Parfois, la méfiance prend le pas sur le dialogue. Et lorsque la haine ou les préjugés s'installent, le combat est perdu d'avance. S'il y a une idée que je retiens de ce Pardon, c'est celle-ci : Il est toujours plus beau d'avancer côte à côte que face à face. Rire aux dépens des autres n'a jamais fait grandir personne. À la suite de mon précédent article consacré aux couleurs des motards, Franck m'a écrit :
Des Franck, il en existe beaucoup, comme il existe malheureusement beaucoup de personnages qui ne sont que dans la critique gratuite. Alors, arrêtons de juger ! Lors de tous les Pardons, nous devrions tourner une page, avancer ensemble, dans le respect de chacun. Le monde ne s'en porterait que mieux. Il y aurait probablement un peu moins de haine dans une société qui en déborde déjà. Est-ce un vœu utopique ? Peut-être. Mais après tout... Lors d'un Pardon, tous les rêves sont permis. Et vous !
Tenez vous informer via leur page Facebook Découvrez les reportages que nous avons faits lors des éditions précédentes : 2023 - 2024 - 2025. Crédit Photos : Valérie, Isabelle & Bruno Pasqualaggi (Retouches photos et mise en page Bruno Pasqualaggi) | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
@ + Bruno Pasqualaggi "Le Taz"
pour le Moto Club des Potes.
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