Interview de François Cominardi

En direct du Québec

Désolé de la qualité des enregistrements, car ils ont été refait par téléphone.
Les enregistrements originaux ont été zappé ainsi que pas mal de nos photos prises sur place
suite à un gros bug. Gloups !


Copyright © Les Interviews des Potes by Moto Club des Potes & by François Cominardi

Taz :

Salut François ! Nous voici au Québec pour ton interview. Nous sommes au salon de la Moto de Montréal 2010. Quelle différence avec le Mondial du Deux Roues de Paris ?

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François :

Le salon de Montréal dure 3 jours, alors que le Mondial durait 11 jours. La fréquentation à Montréal est de 30 000 visiteurs pour 400 000 à Paris. Mais la France compte 60 millions de personnes, pour 7 millions au Québec. Et il y a un autre salon à Québec, qui accueille 20 000 visiteurs.

Et 11 jours c'est trop. Avec l'association OFDAM, nous avions réussi à faire baisser la durée du salon de Paris de 1 jour. Mais notre proposition de créer un hall de 4 jours avait été refusée en 2003. Résultat : Le Mondial du Deux roues de Paris n'a pas eu lieu en 2009.

On ne peut plus mobiliser une entreprise pendant 11 jours. Et le site de la Porte de Versailles n'a pas l'infrastructure (parking) pour accueillir 400 000 personnes en 4 jours, ce qui est le cas de Milan.

François Cominardi  - Copyright © Les Interviews des Potes by Moto Club des Potes

Tout d'abord, qui est François Cominardi

dit Liteul Boy

Taz :

Allez, maintenant que les présentations du salon sont faites, je vais te laisser te présenter personnellement :

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François :

Donc, je m'appelle François Cominardi, j'ai 47 ans. Je viens de la région mâconnaise et j'ai surtout vécu dans la région Rhône Alpes. On peut me qualifier de professionnel de la moto puisque j'ai commencé à travailler dans le domaine du side-car à l'âge de 24 ans avec la marque Jeaniel.

Je me suis occupé du dossier de rachat de la société pour le groupe S2I qui avait été créé par mon ami Pierre Lamouille. S2I fabriquait des chaussures de ski en sous traitance pour Salomon, et avait besoin de se diversifier. Nous étions motocyclistes tous les deux et nous voulions nous investir dans notre passion.

Le side-car ne nous attirait pas spécialement, mais nous avons été séduits par le design de Dominique Corrièras, et par la technicité du châssis créé par Jean Claude Perrin. Ayant fait des études commerciales (à Annecy), nous avons décidé d'appliquer le " marketing " de la moto au side-car : réseau de distribution, publicité, rassemblement de side, journal, compétition et export. Nous devenons le premier fabricant français, exportons en Allemagne et au Japon. Et pourquoi pas le marché de l'Amérique du Nord ? Alors en 1989, je suis venu exposer au Salon de Montréal, avec la complicité de Gilles Berthiaume, concessionnaire Honda à Montréal qui a fourni la 1200 Gold Wing. En février au Québec, c'est le temps de la motoneige, et je me retrouve à discuter avec Bombardier, qui recherche un importateur en France pour les Ski-Doo, car il y a une course qui se prépare au Québec, l'Harricana. Et la marque de Valcourt vient de créer la motomarine Sea-Doo. Bingo, je passe du side-car au Ski-Doo l'hiver et au Sea-Doo l'été. Grands moments : j'ai été sur le premier Sea-Doo servant à l'homologation en France, déposé à la Fédération Française de Motonautisme la demande de création de compétitions de jets à selle.

Participé à la première manche du championnat de France à Gruissan, où j'ai terminé sur la berge avec le jet, pour éviter Pierre Lamouille qui venait d'être éjecté. Là aussi j'ai mis en place le réseau de distribution. Au début le Sea-Doo était inconnu, et les pilotes de jets à bras rigolaient. Mais à force, beaucoup l'ont adopté, comme Karine Paturel, qui était déjà championne du Monde de Jet Ski, et qui a battu le premier record du monde de vitesse avec un Sea-Doo, ou Cyril Neveu, 5 fois vainqueur du Dakar. Nous vendons aussi des Ski-Doo à l'armée française pour les J.O d'Albertville. Je suis régulièrement en contact avec le Québec et Bombardier, entre autre avec Normand Prieur qui sera ensuite à GPF1, et maintenant toujours dans le milieu de la communication de presse au Québec.

Mais toutes les bonnes choses ont une fin. En 1992, les motoneiges de loisirs sont interdites en France, ce qui remet mon travail en cause. C'est alors que je décroche le poste responsable commercial moto des échappements Devil, début 1993. Pendant 7 ans, je supervise la force de vente française, suit les pilotes motos en Endurance, WSBK, etc…, négocie les partenariats, choisis les types de motos à équiper, suis les essais de performances au banc de puissance et les homologations européennes. J'ai une Suzuki Gsxr 1100 comme véhicule d'essai, et j'essaye toutes les motos qu'on équipe. En 1998, mon collègue de l'auto, Jean Michel Calloud a un grave accident avec cette moto. Et je reprends la partie auto en plus de la moto, délaissant l'export en contrepartie. Mais mon cœur est toujours à la moto. Puis Devil est vendu et le nouveau dirigeant désire mettre son équipe en place, ce que je comprend très bien, malgré tout ce que j'ai apporté à la société, comme les échappements doubles qui ont permis d'ouvrir le marché des États Unis, la gamme SB2, les coupes de marque comme le XJR cup, le partenariat avec le team SERT Suzuki, couronné des titres mondiaux en Endurance, le référencement chez Peugeot, ou ma meilleure commande unitaire de pot motos : 690 000 euros soit prés d'un million de dollars, pour adjuger l'importation en Allemagne.

Donc mon contrat se termine le 29 juillet et le 1er aout je suis chez Rémus à côté de Lyon. L'importateur de pots autrichien n'est autre que l'ancien responsable commercial de Devil que j'avais remplacé. Patrick Lhoste a monté une belle société de tuning CESAM, et je viens pour développer un pôle moto. Mais Patrick Lhoste réussit un très beau coup, du à son travail et sa passion. Il gagne l'importation des pneus Yokohama. Un défi qui nécessite de la trésorerie qui aurait pu être mise dans la moto. Je multiplie quand même les ventes de Rémus moto par 5 la première année…Un jour, un inspecteur des fraudes vient me voir et me sort une facture d'un pot d'échappement non homologué que j'ai vendu. Je reconnais la vente, que j'ai réalisé dans les règles, et qui est réellement destiné à une moto de compétition.

En France, il faut une dérogation du Ministère de l'Écologie pour vendre des pots de compétition. Je lui sors les dérogations des cinq dernières années, et le courrier envoyé au Ministère, pour l'année en cours. Mais resté sans réponse. L'inspecteur m'informe que nous ne sommes pas en règle car le ministère n'a pas répondu, il menace de saisir les stocks pour les détruire et me prévient qu'il informe le procureur de la République. En fait, il y a eu des contrôles chez 200 professionnels, et le ministère a bloqué toutes les dérogations. Je hais l'injustice, et je sais que cette façon de faire ne sert à rien. Les pots d'échappement seront achetés ailleurs, hors des frontières, et le bruit ne baissera pas plus. Alors je crée une association et je me sers de mes cours de droit pour tout relire les lois et arrêtés. 18 fabricants ou importateurs d'échappements me suivent.

Et je contrattaque en retournant le processus : En bloquant les dérogations, le ministère bloque les compétitions, et certains teams français travaillant pour des ministères se retrouvent hors la loi. Je menace d'interpeller le ministère de la Jeunesse et Sport pour qu'il oblige les pots homologués sur les compétitions internationales se déroulant en France, ce qui serait un non-sens. J'argumente aussi sur l'intérêt de communiquer sur l'attitude bruyante. Et cela fonctionne. Les poursuites sont abandonnées et nous obtenons un " moratoire " pour nous laisser le temps de nous retourner, malheureusement aidés par la répression policière. A tel point que je dois après m'élever contre des amendes données contre des échappements homologués. Surtout que nous avons créé des échappements homologués, à passage direct, avec un tube intérieur riveté. On reconnaît ces échappements à leur gravage " E " suivi d'un numéro d'homologation.

J'ai largement contribué à la création de cette technique, et je suis d'autant plus accablé quand je vois la police québécoise déterminer la légalité d'un échappement selon la possibilité d'introduire une broche dans le silencieux. Même les BMW de la Police ne passent pas ce test, et sont pourtant bien légales !

J'ai continué l'association quand je suis parti au Québec, mais il est plus difficile de fédérer de loin, je vous le confirme. Et le danger étant écarté, chacun est reparti vaquer à ses occupations (Sauf quelques professionnels fortement impliqués sur leur marché, comme Jean François de Tournay, Cyrille Bihr, ou Luigi Conti (malheureusement décédé)).

Pour finir ma présentation j'ai deux enfants de 11 et 8 ans, qui parlent un québécois impeccable, alors que j'ai gardé mon accent français qui rappelle à tous que je suis un travailleur émigré ! Mon épouse Sophie travaille pour un cabinet de notaire et est agent immobilier à mi-temps. Et oui ici on peut avoir plusieurs métiers, un peu comme en France maintenant avec le PDG d'EDF et Veolia…

Voici pour mon parcours !

L'interview

Taz :

Cool ! Alors après cette présentation où tu as oublié de dire que ton pseudo au Moto Club des Potes était "Liteul Boy", revenons un peu sur ta passion. Elle est partie d'où ?

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François :

Ma passion est partie de la liberté que représente la moto. Coincé dans une voiture à 12 ans, dans les bouchons des vacances de juillet avec 40 degrés dans l'habitacle, je voyais passer les motos, qui en plus penchaient dans les virages. Et je faisais la collection des motos de Télé-poche toutes les semaines. À 14 ans, j'ai eu mon Peugeot 103, payé grâce à mes prestations de chanteur de l'orchestre Blanc-Cass dans le beaujolais. J'avais des posters de moto au mur, dont Yvon Duhamel (pilote canadien), Christian Sarron, ou une BMW 90 S et la Honda 350 Four, toutes lumières allumées. Éclectisme déjà. Puis à 17 ans je me suis payé une 125 Honda Twin, la plus sportive des 4 temps de l'époque. Je me tirais la bourre contre les Yamaha RDLC ou Suzuki 125 GT. C'est en Honda 125 que je partais de Mâcon à Annecy toutes les semaines pour aller à l'IUT, même l'hiver. C'est là où j'ai rencontré Pierre Lamouille et des amis motards que j'ai toujours. Je suis aussi un blessé de guerre…

125 Honda Twin
Copyright © Les Interviews des Potes by Moto Club des Potes & by François Cominardi

Je m'explique : J'ai participé à la manif FFMC contre la vignette moto. Je pars en passager sur la 650 Z de kermit, de mon club maconnais Moto-Pot. À une intersection, Kermit, tout de vert vêtu, part en roue avant sans me prévenir. Je glisse du toboggan arrière et me retrouve les bras en croix au milieu du carrefour, respiration coupée. Je suis reparti en moto, et cette mésaventure m'a privé de passer la partie gymnastique du baccalauréat, moi qui avait participé aux championnats de France d'athlétisme, en sprint (ça t'étonnes, hein..). J'ai quand même obtenu le bac du premier coup, entre autre grâce à un 17/20 à l'écrit en Français, meilleure note de l'Académie de Bourgogne. Cela explique que j'écrive maintenant un journal…

Ma passion pour la moto, elle vient de la liberté qu'apporte la moto. Et du besoin d'appartenance à ce milieu (à l'époque), des aventures que l'on vivait. Partir au Bol d'Or, en virée. L'esprit qu'a su dépeindre Bar 2 en créant le Joe Bar Team. Rouler malgré les intempéries, contrairement aux caisseux protégés dans leur voiture. Je n'ai eu ma première voiture qu'à 23 ans… Les doigts en V pour saluer un autre motard, s'arrêter dès qu'une moto est au bord de la route, pour proposer de l'aide, même si le gars ne s'est arrêté que pour pisser… Et que dire de la jouissance de prendre une belle courbe, de sentir l'herbe coupée, et du plaisir de partager ton voyage avec tes potes, pendant un arrêt au café.

Aujourd'hui, ma passion est intacte. Il ne faut pas oublier que cela fait plus de vingt ans que je suis plongé 8 heures par jour (et plus..) dans ce milieu. J'ai des tonnes d'images et d'expériences dans la tête. Aujourd'hui je continue ma passion en diffusant l'information et en essayant de préserver l'activité. Avec la sécurité (comme la vérification des parcs) et le travail pour faire respecter des niveaux sonores corrects aussi bien du côté des motards que des opposants "intégristes". Un circuit qui ferme à cause du bruit des riverains, c'est une perte. Un pilote qui meurt ou se blesse à cause du manque de sécurité passive, c'est inacceptable.

Nous sommes toi et moi des rescapés d'une autre époque. Nous avons laissé des amis sur le bord de la route et je veux maintenant apporter ma contribution pour les jeunes générations.

Car la moto doit continuer à vivre. Car elle apporte des sensations uniques.

Je m'aperçois que je ne t'ai pas parlé de mes motos : Honda 125 Twin, Kawa KLX 250, Honda 350 Four, Honda 400 N (bof), Honda VFR 750 (la première), VMAX, 2 BMW R100 RT, GSXR 1100, plus toutes les motos essayées

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Honda 350 Four
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Honda 400 N
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Taz : Si je comprends bien, tu es tombé dedans un jour avec une photo d'un pilote Canadien… Et le side là dedans ?
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François :

Le side-car est arrivé par accident. Nous avions un Expert-Comptable qui s'occupait aussi du dossier des side-cars Jeaniel et qui nous a informé que la société était à vendre. Nous avions en tête les side-cars en osier anglais, et quand tu as 25 ans, tu ne penses pas au side.

J'ai appelé Moto Journal et Moto Revue, ou vice versa. D'un côté Pierre Vedel était parti aux éleph' en side et on était sans nouvelles de lui, de l'autre le journaliste moto était à l'hôpital suite à la rencontre fortuite d'un arbre en side-car, et personne ne voulait plus faire d'essais.

Mais nous avons quand même plongé. Et je peux dire que les side-caristes sont des vrais motards. Les seuls qui veulent continuer la moto avec femme et enfants. Et le pilotage du side-car est très spécial. Il faut prendre la technique, qui est différente entre les virages à droite et à gauche. J'ai piloté la première V.MAX attelée en 1986, la première 1500 Gold Wing(#003), prêtée par Honda qui voyait le nombre de 1200 GL qu'on attelait.

Side-cars Honda Jeaniel
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La 1500 Goldwing # 003

J'ai créé l'association " le side-car c'est Génial " avec mon ami Christian Bouteille, qui écrit Sidkar pour l'Amicale side-cariste de France. Nous avons accueilli 150 side-caristes dans un château en Bourgogne, avec un cuisinier et visite de caves pendant 10 ans. Michel Bideault s'en souvient encore !

Je me souviens aussi du record du Monde de distance sur 2 roues en side-car, avec une FJ 1200 et Serge Martinez comme pilote, entre l'Arc de Triomphe et les 24 heures du Mans, avec tour d'honneur avant le départ. J'ai aussi créé la commission homologation de l'ASF, qui m'a permis de participer au sauvetage du side-car qui allait être broyé par les normes européennes.

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Taz : Tu as quelques anecdotes à nous raconter ?
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François :

J'en ai des tonnes, tu ne veux pas écrire un livre comme ton "Potarement", que j'ai dévoré ?

Pour commencer, même à l'armée, j'étais brigadier motocycliste à Dijon. Comme j'arrivais en 350 Four, ils pouvaient me confier une Honda 250 bicylindre !

En 1988, j'étais au Bol d'or avec une VMax Cobra, et je suis tombé sur la famille Duhamel (Yvon, Mario et Miguel) dans les puits. Prémonitoire !

VMax Cobra
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Je me rappelle de notre première présentation presse Sea-Doo, j'avais réservé un hôtel complet sur l'ile de Bendor, en face de Bandol. Avec Jean Pierre Bonato, nous avons invité toute la presse et de nombreux pilotes motos. Cela a été une semaine géniale, ou j'ai sympathisé avec Cyril Neveu et Jean Jacques Bruno entre autre.

J'ai pu discuter avec le propriétaire des lieux, Paul Ricard lui-même. Un homme passionné et humain.

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Chez Devil, j'ai aidé Yamaha à réaliser la XJR Cup, en fournissant rapidement des 4 en 1. C'était une bonne ambiance avec Bruno Bonhuil, Philippe Monneret ou Christian Haquin que je retrouverais en French Harley Cup, une course de 883 Sportser où je ferais évoluer les pots qui apporteront la victoire décisive à Michel Amalric devant Christian Haquin, et devant les pots américains.

En 1995, au GP de France du Mans, Yamaha a organisé une action caritative pour le Dr Costa. 12 XJR sont peintes aux couleurs d'un pilote champion du Monde, et les pilotes sont présents : Giacomo Agostini, Kenny Roberts, Eddy Lawson, Carlos Lavado, les frères Sarron, j'en oublie, tous en avec un échappement Devil. Jouissif…

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Bruno Bonhuil sur XJR, photo Gérard Délio

Autre satisfaction : Le partenariat avec l'équipe officielle d'endurance Suzuki, le Sert, avec ce grand Monsieur qu'est Dominique Méliand. Tous les ans je lui proposais, mais sans grand espoir, sachant qu'il y avait des liens entre Suzuki Japon et Yoshimura.

Mais cette année là, les budgets venant du Japon ont baissé, et j'ai pu placer DEVIL.

J'ai vraiment poussé Paul Deville à le faire, car ce n'était pas prévu, mais j'ai réussi mon pari : le titre de champion du Monde était au bout. Autre belle aventure, la moto Devil Orcane : En 95, je créé le concept de l'échappement du futur, sur la base d'une théorie mathématique : si une onde positive (bruyante) reçoit sa contr'onde en face, le bruit s'annule ! Pour montrer mon concept, je recherche une moto proto. Je fais des recherches chez Sbarro, mais c'est chez Créapole à Paris que je trouve Raphaël Harrach, étudiant en dernière année de design automobile. Il va présenter une maquette de son design moto. Avec Devil, il va faire une moto grandeur nature, sur base de Yamaha TRX 850 prêtée par Yamaha motor France. Dans le concept, j'incorpore l'idée de la courbe de puissance modifiable grâce à l'injection, idée qui est maintenant sur les Suzuki sportives. Je serais approché par l'Aérospatiale pour expliquer mon concept.

La moto sera exposée au salon de Cologne et à Paris. Ce travail (et son talent) permettra à Raphaël Harrach d'être embauché par Honda Europe, où il a travaillé sur de nombreux projets.

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La Devil Orcane

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Taz :

Maintenant que tu as quitté le vieux continent depuis Avril 2004, tu vis la moto comment ici ?

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François :

Arrivé au Québec, je vends des séjours de motoneiges et j'accompagne les groupes de motoneigistes dans leurs périples.

Mais un jugement contre la motoneige ferme des sentiers, Gilles Nulli, avec qui je travaillais, part à 500 km de Montréal. Je reste vers Montréal et j'importe les échappements Rémus. Mais les concessionnaires du Québec s'engagent à ne pas vendre d'échappements de seconde monte. Je reste avec le stock. J'importe des marques françaises Béringer, Ermax, JMV concept, Top Block.

Mais le gouvernement du Québec annonce des hausses d'immatriculations jusqu'à 370% !, et le dollar canadien perd 30% face à l'euro. Avec en face des compagnies américaines qui vendent à perte, juste de quoi payer les intérêts de leur carte de crédit. C'est selon moi une des raisons de la chute de l'économie américaine. Je te donne un exemple : une voiture GM fabriquée au Canada se retrouvait en concession avec une différence de prix de 30% entre le Canada et les USA, à 100 km de distance. Les journalistes ont vite crié à la cupidité des concessionnaires canadiens. Mais depuis que GM a fait faillite, il n'y a personne pour dire que les américains vendaient à perte.

Donc j'ai laissé tomber la distribution. Aujourd'hui je suis consultant. Par exemple je travaille pour la fédération québécoise des motos hors route (FQMHR). Je me suis déplacé sur tous les circuits de motocross et d'enduro du Québec, pour vérifier leurs installations par rapport aux règlements de sécurité, et numéroter les sauts. Nous mettons en place une signalisation. Chaque saut est numéroté, pour mieux guider les équipes de secours en cas de besoin.

Le profil du saut et sa longueur sont également mentionnés pour permettre au pilote d'adapter sa vitesse à la difficulté de l'obstacle. Nous voulons attirer de nouveaux pratiquants en améliorant la sécurité passive. Je suis plusieurs dossiers, entre autre les sentiers. Nous avons aujourd'hui environ 3000 km de sentiers en pleine nature que nous partageons avec les quads.

Pour les motards d'aventure, c'est vraiment le top. Pas de question à se poser, c'est balisé, et il y a même une carte pour se retrouver. C'est comme la motoneige l'hiver, mais en moto. À essayer au moins une fois dans une vie ! Moto Verte est venue en 2008 et a adoré.

Je suis président de l'association Supermoto Québec. Avec Franck Kirchhoff du circuit Mécaglisse, nous avons fait venir Stéphane Blot, champion de France Supermotard, pour former les pilotes québécois à la glisse. Nous avons maintenant des belles compétitions, dont le Supermoto X Fest. J'ai créé aussi la Supermoto Bike Drift, la plus belle glisse en supermotard.

J'écris aussi un journal papier et internet : Sport moteur.

Sport moteur

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Taz :

Tes vieux alpages français ne te manquent pas trop ?

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François :

Nous avons une vie différente. L'herbe est toujours plus verte ailleurs. Nous ne sommes pas partis pour fuir la France. L'important est de pouvoir revenir régulièrement en France, pour la famille et les amis. Et puis les communications ont bien évolué.

Peut être même qu'on apprécie plus la France en la voyant moins. L'architecture, les belles routes, la lumière de la Provence, ou les Alpes, beaucoup de points que vous ne voyez plus…

Mais d'autres choses ne me manquent pas : les autoroutes payantes, le prix de l'eau et de l'électricité, le négativisme de certains…

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Taz :

Personne n'a oublié en France ton implication dans diverses associations pour faire avancer le " schmilblick motardesque hexagonal ". Il en est quoi aujourd'hui ici ?

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François :

J'ai toujours donné à l'associatif, l'OFDAM en est un exemple. J'ai aussi travaillé pour abroger la loi contre les 100 cv en France. Mais la volonté de modifier cette loi est mitigée en France, et le combat s'est arrêté dès que la commission Européenne a rendu un avis rapide. Cela ne bougera pas tant que quelqu'un ne sera pas condamné aux peines prévues, qui peuvent se monter à 2 ans de prison et 20 000 Euro d'amendes.

À ce moment là vous me rappellerez, j'ai des pistes de solutions. De mon côté, je ne voulais pas jouer avec ces risques, et cela fait partie de mon choix de départ.

Je continue à travailler pour contenir le niveau sonore des motos, car c'est aujourd'hui un frein à l'activité. Mais pas par la répression, par l'information. Il n'y a aucune culture de la prise de son au Québec. Il y a deux normes sonores qui se croisent, l'américaine et l'européenne. Et tu dois payer pour avoir les textes.

Je suis en train de développer un site internet pour expliquer et donner des informations. Et je veux mettre ma double connaissance des prises de sons de compétitions et de normes homologuées au service des motocyclistes et des quadistes.

Le supermotard est aussi une activité associative, que je développe pour conserver les motards qui sont dégoûtés de voir leur plaque d'immatriculation de sportive augmenter de 320% en un an.

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Taz :

Je ne te ferai pas l'affront, étant membre du MC des POTES depuis plusieurs années, de te demander pourquoi tu nous fais l'honneur de nous recevoir chez toi à Blainville au Québec, mais tout de même, explique-nous comment et pourquoi tu as rejoint le MC des Potes ?

Bon, on évite l'histoire des échappements Devil sur mon X 11… quoi que tu sois libre de répondre ce que tu veux aussi !

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François :

C'est vrai que quand on s'est rencontré au salon, tu m'as parlé de ta X11, qui venait d'arriver.

Et puis j'ai vu que tu avais la passion, la même que la mienne et les mêmes références historiques dans la moto. Tu voulais des Devil sur ta X11, et moi je venais juste de les avoir à l'usine. Des gens qui parlent, j'en vois beaucoup, mais des gens qui agissent, j'en vois moins.

Mon X11 Devil
Copyright © Les Interviews des Potes by Moto Club des Potes

Et puis je savais que tu allais les aimer, mes Devil, et en parler…

Copyright © Les Interviews des Potes by Moto Club des Potes

Pour le MC des POTES, cela me faisait plaisir d'aider à réaliser des actions concrètes. Et puis je restais en contact avec des vrais motards, dans la vraie vie, car j'étais beaucoup avec des pilotes d'usine, qui vivaient dans un monde à part, et roulaient sur circuit. Après que j'ai créé l'OFDAM, je suis resté avec le Moto Club des Potes.

Pour les Journées Nationales de la Courtoisie au volant. Et l'Ofdam a suivi le mouvement. Vous êtes venus sur les stands de Rémus aussi. Une année, on a tiré au sort des stages de pilotages à l'ACO, avec Jean Claude Chemarin.

Et puis j'ai fait le périf en passager derrière ta CB 1300 pas aussi vite que 89.

Ça va mieux toi ? Parce que j'ai un peu serré les genoux !

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Taz :

Houlà, tout ça ….. Ben mazette ……

La question qui tue en Live

François Cominardi  - Copyright © Les Interviews des Potes by Moto Club des Potes

A écouter

Taz :

Allons, ne nous dispersons pas trop, voici la question que tu redoutes, "slip ou caleçon" ? Au fait, ici on dit comment ?

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François :

Ok, hé bien, premièrement, ici, on dit des " Bobette ", et moi de mon côté, je suis plutôt caleçon.

Ma marque c'est des " George ", je ne sais pas si ça existe en France, c'est des caleçons moulants.

Voilà tu sais tout !

L'interview "Suite"

Baloo :

Question de Baloo qui est resté en France : Pourrais-tu nous donner des expressions françaises et termes français traduits en québécois, pour nos lecteurs du vieux continent, comme par exemple comment on dit "échappements" ici, ou comment on dit "ouvrir les GAZ", "Se faire pourrir par un Ducat" etc. ? …..

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François :

Alors c'est vrai qu'il faut tout réapprendre. Parce qu'il y a beaucoup d'anglais dès qu'on est dans le domaine technique.

Les échappements, ce sont les "mufflers"
Les freins : les brakes.
Le kick : pédale de crinque.
L'étrier de frein : le galiper.
Les clignos : les flashers
Le rétroviseur : le miroir.

En voiture le frein à main devient le "brake à bras".

La moto peut se décrire comme un bécyk à gaz. Si tu te fais "clencher", tu t'es fait dépasser.

"Envoeye le gros, attaches ta tuque et embrayes. Tu vas-tu te faire clencher par une minoune toute maganée ? "

Traduction : accélére Albert, accroches toi et accélères. Tu ne vas pas te faire dépasser par une vieille voiture toute abimée.

D'un autre côté, si tu dis : je suis venu avec mes gosses, veux-tu leur faire la bise ? Un québécois comprendra : j'ai joui avec mes attributs masculins, tu veux les embrasser ? (censuré)…

Et attention à la valise, c'est le coffre de la voiture ou le "top-case". Top-case : encore un anglicisme que les québécois n'aiment pas, comme parking, shopping etc…

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Taz :

François, pour finir voici quelques photos qui traînent dans nos archives et une vidéo. Peux-tu nous les commenter ?

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Photo n°1
Copyright © Les Interviews des Potes by Moto Club des Potes & by François Cominardi
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François : C'était le nom de mon premier site internet au Québec, pour les séjours en motoneige. Car j'avais un séjour qui s'appelait les wapitis en motoneige. J'ai travaillé avec Gilles Nulli qui revient en France s'occuper de l'hôtel des Tilleuls à St Jorioz, une nouvelle destination moto. Il organise même des balades motos. Le nom wapimot est resté un pseudo pour moi sur certains forums au Québec.
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Taz :

On nous a donné une photo de toi avec le sourire. C'est ou ?

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Photo n°2
FCopyright © Les Interviews des Potes by Moto Club des Potes & by François Cominardi
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François :

C'est pour une émission de télé : Podium Extrême sur Z-télé. J'expliquais l'importance du freinage en supermotard, en m'aidant d'un système de freinage Béringer. Cela se passait au circuit Mécaglisse, une référence pour le supermotard en Amérique du Nord.

Le présentateur à côté de moi est Hugo St-Cyr, un ancien acteur de série télé " Watatata ", tout un programme. Cette émission de Podium Extrême était dédiée uniquement au Supermotard. Tu ne trouves pas ça en France !

Les pilotes québécois ont rigolé par ce que je parlais des durits de freins. Ici on dit des boyaux, ou des hoses…

De mon côté, je rigole parce que Hugo est attaqué par les moustiques québécois, les bibittes, qui t'arrachent la peau ! Moi j'avais mon anti-moustique…

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Taz :

Maintenant, passons à des photos plus intimes.

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Photo n°3
Copyright © Les Interviews des Potes by Moto Club des Potes

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François :

C'est avec Sophie, mon épouse, au Club Méd. World à Paris, pour mes 40 ans.

Pendant le salon de la moto, nous avions une réunion entre l'OFDAM et le MC des Potes, plus une conférence de presse. Là, c'est le repas où nous étions une vingtaine. J'ai eu droit à un gâteau d'anniversaire et à un Guide Michelin du Québec (Merci Taz).

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Taz :

ok, ok, mais là c'est qui ?
Hein mon grand ?
Tu te souviens ?

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Photo n° 4
Copyright © Les Interviews des Potes by Moto Club des Potes

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François :

Pour mon anniversaire, j'ai fait la bise à tout le monde (sauf Drago, ça pique)

Ici on me voit avec une charmante serveuse du Club Méd. Derrière, on aperçoit Myriam Detournay qui dirige avec son mari Jean François Detournay la société Tournay Distribution.

Jean François a travaillé chez Godier-Genoud à la grande époque. Il doit en avoir des choses à raconter…

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Taz :

Passons à cette Photo.

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François :

Arrêtes, ça me rappelle le bureau quand je mettais en place le réseau SEA-DOO en France. J'étais toujours sur l'eau, sauf quand je faisais essayer les jets. Là j'étais obligé de rester sur les yachts à siroter du Champagne.

Mais cette vidéo, c'est plutôt au Québec, quand j'habitais au bord du Lac des Sables à Ste-Agathe des Monts.

On se déplace comme on peut… (mais tu as choppé cette vidéo où ?)

Ça me rappelle aussi que j'ai été le premier à piloter un jet trois places en compétition de bouées, à Cavalaire.

Je savais que sur une mer " formée ", la longue coque pouvait être un avantage, mais personne ne me croyait.

Au départ, j'appuie sur les gaz, et le moteur s'étouffe, la turbine mouline. J'ai abandonné et tout le monde a rigolé. En fait, ma turbine avait avalé un maillot de bain féminin ! Et les jets trois places ont ensuite gagné des courses d'endurance comme à Oléron.

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Taz :

Pour finir, cette photo du Salon 2003 où je crois que tu as fait une course moto à pied avec Jean Louis Guignabodet, avec deux machines : une de Paris Nord Moto et l'autre une Lazareth.

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Photo n°4
Copyright © Les Interviews des Potes by Moto Club des Potes
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François :

Tout d'abord, derrière, c'est Franck Margerin, le créateur du rocker Lucien et membre du Moto Club des Potes aujourd'hui.

Il t'a dessiné dans une de ses BD avant de te connaître. Le " Must ".

Pour la course, c'est différent : C'est avec Jean Louis Guignabodet (ex boss de MIG, et ex pilote de GP dans 6 catégories différentes). Nous amenions chacun une moto, à pied, au salon de Paris. Nos yeux se croisent, il presse le pas.

Non mais ! Je fais de même. Et on se met à courir en poussant les motos. Je suis légèrement devant, mais il prend mon aspi et il me fait l'intérieur. À l'extérieur, il y a une poubelle de la ville de Paris. Je l'évite et sauve ainsi la moto tuning de Paris Nord Moto prêtée par Robert Doron… Bon pilote à pied ce Guigna !

Et j'ai le plaisir de le rencontrer au Québec, car il vient régulièrement se changer les idées chez nous " autres ", " expression québécoise ". Il a quitté professionnellement le milieu de la moto, et s'occupe d'immobilier locatif.

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Taz :

NON !!!! Tiens, j'en ai encore 3 dernières. Te rappelles-tu ?

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Photos
Copyright © Les Interviews des Potes by Moto Club des Potes

Copyright © Les Interviews des Potes by Moto Club des Potes .....Copyright © Les Interviews des Potes by Moto Club des Potes
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François :

C'était pour les assises du Moto-Club des Potes, je crois.

En tout cas, nous parlions du partenariat avec la journée Nationale de la Courtoisie au Volant.

Le MC a fait changer le texte anti-motard, pour un texte plus respectueux.

La deuxième année, j'étais expert sous le haut patronage d'un ministre qui a fait apparemment du chemin depuis que je suis parti de France…

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Taz :

Bon, une toute dernière ! Explique-nous là :

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Dernière Photo
Copyright © Les Interviews des Potes by Moto Club des Potes
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François :

C'était une réunion de l'OFDAM au Club Med World (Merci Taz d'avoir trouvé le lieu).

Sur la photo il y a Jean François et Myriam de Tournay (Tournay Distribution), moi, Jean Louis Guignabodet (MIG), Roland Dumont (Devil), Mr Palmiggiano et Cyrille Bihr (Bihr distribution) et Pascal Claude (Rémus).

Roland Dumont n'est plus chez Devil, Mig n'existe plus ni la marque Micron en moto distribuée à l'époque par Tournay Distribution.

On avait invité la presse pour parler de la baisse du bruit, et seul Moto Magazine était venu…

Tout le monde veut baisser les bruits, mais personne ne sait comment faire. Et quand des professionnels ont des solutions, on ne les écoute pas.

Nous avions une campagne d'information anti-attitude bruyante qui demandait d'éviter les haut-régimes en ville, car les motos sont plus bruyantes à haut-régime.

La nouvelle norme de la FIM 2 mètres Max qui va prendre le niveau sonore des motos de compétitionà plein régime est basée sur la même considération.

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Taz :

Maintenant, tu as voulu nous présenter et commenter quelques photos de ta collection. Alors à toi de jouer !

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François :

En fait, j'ai très peu de photos de moi. J'agis et je regarde devant.

Copyright © Les Interviews des Potes by Moto Club des Potes & by François Cominardi

Voici une photo de VMAX avec le Jeaniel Condor Cabrio, un side-car 2 places, avec un grand coffre et les haut-parleurs d'origine dans le panier. Très confortable.

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Le Cobra V-MAX. À l'époque, en 1986/87, nous avons été les premiers à atteler la VMAX. Beaucoup ont essayé leur premier side avec cette bombe. Le side-car pesait dans les 60kg.

Imagine les voitures qui voyaient un dragster à 200 à l'heure dans les rétros (en Allemagne, bien sûr). Cette moto avait des accélérations diaboliques, et l'ajout du side-car la rigidifiait.

Moto Revue et Moto Journal l'ont essayée. On a changé à chaque fois les disques d'embrayage !

Par contre, il fallait connaître toutes les pompes à essence du trajet. Sur l'autoroute, je n'en manquais aucune, car le réservoir était minuscule, et l'appétit important !

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Là j'essaye la Boccardo Diesel. Je n'étais pas habillé pour… Je voulais atteler la moto Française avec le side-car français. Mais Boccardo m'a raconté de belles histoires, comme à beaucoup. Boccardo était le B de BFG.

Il fallait conduire la moto dans l'esprit d'une BMW Boxer, en enclenchant bien les vitesses. Il y avait un tout petit trou à chaque changement de vitesse, mais après le couple était camionesque.

Elle aurait pu trouver sa clientèle…

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Ici un autre side-car Jeaniel Condor, avec une 1300 Kawa, une moto qui s'accordait bien aussi avec un side-car, grâce à la puissance et à la rigidification du chassis.

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J'ai fait la promotion du side-car de Side-Bike, le Toro, un side qui penchait dans les virages et se dételait en 15 minutes. On l'attelait aussi à une TDM 900 Yamaha. Ici ce sont des essais.

Au Bol d'Or. Je me promenais dans l'enceinte, et tout le monde pouvait monter comme passager.

Copyright © Les Interviews des Potes by Moto Club des Potes & by François Cominardi

Là, c'est aux 12 heures de quad de Pont de Vaux, que j'ai suivi depuis le début. Elles sont organisées par les frères Maingret (des Potes à toi aussi).

Ici je suis avec Joël Bontoux à gauche, champion de quad et de jet, et Jean Jacques Bruno, champion de Monde de motocross et précurseur du jet en France. C'est lui qui m'a mis sur la piste de Stéphane Blot pour les stages de pilotage supermotard au Québec. Il est directeur du pôle mécanique d'Alès pour la FFM.

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Une photo avec Christian Sarron, Paul Deville, l'importateur Devil au Japon et moi.

J'avais demandé aux japonais quels pilotes français étaient connus au Japon. Ils avaient répondu Christian Sarron. Nous avons fait une publicité uniquement pour le Japon, avec notre champion du Monde. J'ai trouvé une personne " humble ", respectueuse, professionnelle, calme. Un contraste entre l'homme dans la vie courante et le pilote qui a du s'adapter plusieurs fois aux changements de pilotage en moto GP : glisse de l'arrière puis glisse de la roue avant également; Un grand Monsieur.

Autre grand Monsieur : Paul Deville qui a créé son entreprise en 1966, et qui a su médiatiser ses échappements de façon exponentielle. Car n'oublions pas que nous étions moins de 50 employés. Mais des gendarmes en Alpine Renault à JCO, en passant par les grands pontes de Peugeot, tous avaient eu un Devil, ou connaissait la marque. Paul Deville pouvait croiser des Alain Prost, Jean Alesi, Jean Todt, Guy Fréquelin, tous se déplaçaient pour venir le saluer. Car ils les avaient aidés à un moment ou à un autre. Paul Deville serait une personne à interviewer, surtout pour la partie auto, qu'il connaissait le plus. Il a des tonnes d'anecdotes, et c'est une personne qui raconte très bien.

Pour la moto, il déléguait plus, à Patrick Lhoste, puis à moi, ce qui m'a permis de bâtir des stratégies qui se sont révélées payantes pour la société. Mais déléguer fait partie de la politique qui lui a permis de faire évoluer sa société. J'ai une pensée pour Rachel Nicotte qui fut plusieurs fois champion de France 600 sur des Honda préparées par Gérard Brancquart, les doigts de fées les plus volumineux de la profession ! Je me rappelle d'une pauvre journaliste radio posant des questions à Rachel, avec pour toute réponse des oui ou des non laconiques.

Copyright © Les Interviews des Potes by Moto Club des Potes & by François Cominardi

Cette photo est prise à Mécaglisse, pour la course Supermoto X Fest 2009. Je remets un trophée à Maxime Sylvestre, le champion Canadien de supermotard et de courses sur Glace.

À droite, c'est Franck Kirchhoff du circuit Mécaglisse, qui organise la course qui s'internationalise de plus en plus. J'ai créé la Supermoto Bike Drift, la plus belle courbe en supermotard, car en course, tu fais une glisse " utile ". Là, tu peux te lâcher. Tu fais ta glisse dans une courbe, et c'est le style qui est noté.

Copyright © Les Interviews des Potes by Moto Club des Potes & by François Cominardi
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Taz :

Merci ma poule ! Quel Album ...

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François :

Pour que la pratique de la moto continue, il faut s'intéresser aux moins de 35 ans. Adapter la pratique de la moto à leur mode de vie, faire qu'ils se reconnaissent dans la moto et qu'ils puissent trouver des structures qui leur plaisent pour se retrouver et échanger.

De mon côté, je veux travailler pour rendre la moto plus sécuritaire, lutter contre les discriminations et intégrer la moto dans la société.

Vaste programme où il faut déjà convaincre les professionnels de la moto !

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Taz :

Je te remercie de ce grand moment de passion et te dit a bientôt sur les routes quebécoises.


Le mot de la fin

François Cominardi  - Copyright © Les Interviews des Potes by Moto Club des Potes

A écouter

Taz :

Bon, maintenant, nous avons fini cette interview, je te laisse le mot de la fin.

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François :

Pour le mot de la fin, je voudrais saluer toutes les personnes que je connais en France, qui m'ont connu et qui vont reconnaître ma voix.

Je dis aussi bonjout à tous mes nouveaux amis québécois.

Je vous attends les français au Québec, et les québécois aussi en France.

Les deux mondes sont superbes. Et moi, j'ai vécu les deux, à bientôt !



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