Cette R1200GS est née en septembre 2006 en Allemagne et immatriculée en 2007 en France. A la base cette Moto a été achetée par raison et non par défaut. Jamais personne ne me fera acheter par défaut telle ou telle moto, j'essaye des fois des motos par défaut, c'est mon job mais de là à aller en acheter une "NON MERCI" je ne suis pas encore sénile.

Donc quand j'ai acheté cette moto cela a été par raison. Hé Oui ! Pourquoi ? Simple, suite à mon dernier carton en Juin 2014, lors du "Taz Tour 2014", Lire ici.

Vous allez me dire et la passion où est-elle ? Elle s'est construite au fil des kilomètres. Je peux dire après avoir fait beaucoup de bornes avec : "68 000 fin Octobre 2014", "115 000 mai 2018" sachant que la moto n'a pas roulé durant plus de 11 mois dans cette période, ce qui nous fait plus ou moins 1 500 bornes mois. Sachant que la kilométrage moyen par ans est de 4500 km, "statiques assurances moto et journaux spécialisés". Ma moyenne me convient.

Je peux vous dire que je ne me suis pas trompé sur la moto, qui porte le nom de Berthe, depuis que je roule avec on en a fait pas mal de choses ensemble, je ne reviendrai pas sur sa vie d'avant qui n'a pas été au Top lire ici son historique.

Comme toutes motos avec un historique douteux avant achat, malgré les efforts de Jean-Luc en 2015, les soins apportés depuis 2015 par l'équipe de guillaume chez Daniel Moto à Paris, nous n'avions pas ouvert tout le moteur ni autres comme souvent sur cette machine. A partir de 113 000 elle m'a fait ressentir une faiblesse à l'embrayage, ses suspensions d'origine BMW étaient mortes, la révision des 120 000 faisait poindre son nez, avec des bobines crayons d'origine qui commençaient à faire des caprices etc… la liste est longue.

En passant par les réseaux BMW le tarif de la remise en état, entre la révision, les suspensions, la rotule avant et autre, la somme de la remise à neuf est entre 5 500€ et 6 000€ max, avec la main d'œuvre et quelques accessoires en plus comme le raz de roue en carbone qui est cassé et bruyant.

Alors le choix a été difficile, quoique ... :-)

Ma moto aujourd'hui ne côte plus à la vente qu'environ 4500/5000 € max, si je la revends, reprendre quoi ? Une LOA (Location avec Option d'Achat) racheter une GS où une GSA moins bornée d'occasion avec toujours le problème de tomber sur un sabot ...

Alors devinez QUOI ? Réseau TAZ s'est mis en marche et je vais être très factuel sur les dépenses !

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Embrayage, révision avancéedes 120 000 kms, remplacement de pas mal de piéces et l'ensemble des défauts moteurs et électriques de la moto refaite à neuf, hors réseaux BMW, chez un jeune mécano qui travaille chez lui et qui veut garder l'anonymat, on l'appellera avec un nom de super héros "le Fantôme Fantastique" car la semaine il est en costard cravate dans un grand groupe et il veut garder secret cette partie de sa vie – 1500€

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Les suspensions qui auraient dû être achetées chez un spécialiste BMW, étaient aussi cher que celles d'origine. Finalement elles ont été achetées chez un spécialiste de la suspension Shock Factory, sur les conseils de deux potos Jean Luc et Mathieu, pour un prix totalement hors compétition – 640 €

Le montage des suspensions et la rotule avant a été fait chez BMW Daniel Moto – 384,01 €

J'ai fait aussi chez BMW Daniel Moto changer les bobines crayons qui étaient d'origine et totalement mortes voir image ainsi que la pompe à carburant électronique – 218.47 € et 143.74 € soit 362.21 €

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Pour finir le Raz de roue a été acheté chez Puig directement, pour remplacer celui en carbone totalement mort – 182.06 €

Ce qui me fait une facture finale de : 1 500 € + 384.01 € + 182.06 € + 640 € + 362.21 € = 3068.28 €

Alors pour avoir une moto refaite à neuf, qui va repartir pour 100 000 bornes de plus, le jeu en valait la chandelle !

Quand elle est rentrée dans ma vie, je ne pouvais imaginer l'importance qu'elle allait avoir dans celle-ci. Berthe fait partie à ce jour du paysage moto, quand certains vous dirons que ce n'est qu'un morceau de ferraille ou un simple objet de consommation et que en faire des tonnes sur une moto c'est débile.

Je leur répondrai qu'une moto a une âme, que ceux qui ne comprennent pas le deuxième degré doivent être bien tristes dans leur vie.

J'ai essayé de faire une interview avec elle sur une marque spécialisée BMW, tout en étant sérieux dans le contenu. Peut-être le fait que ce soit une moto qui pose des questions ? Je n'ai jamais eu de réponses ou le principe du deuxième degré dans la forme n'a pas pris.

Mais j'ai refait l'expérience avec Daniel Adrian et ce grand monsieur de la moto a dit OK, comme quoi cette future Interview faite par une moto totalement au deuxième degré dans sa forme, mais faite sérieusement dans son contenu peut fonctionner, quand on sait prendre du recul.

Berthe fera aussi celui d'Aurélie Hoffmann d'ici la fin de l'été, et ces deux interviews seront suivies par d'autres ...

Savoir sortir de sa zone de confiance pour un magazine n'est pas suicidaire mais juste faire autrement !

Alors à quoi sert cet article vous me direz !

Je vous répondrai et bien non ! Je laisse Berthe répondre :

Bonjour je me dois de prendre la parole au nom de toutes ces moto qui prennent de l'âge et sont aimées par leurs pilotes. De plus en plus nous sommes prises comme une solution alternative au transport comme utilitaire et je ne parle pas que le mon modèle les R1200GS. Pas mal d'autres modèles subissent le sort de l'utilitaire, leurs pilotes ne mettent plus d'âme dans leurs relations.

Je suis triste de voir pas mal de motos arrivées à un fort kilométrage finir, dans le fond des concessions, comme occasion de deuxième zone.

Je ne vois que sur les magazines les derniers modèles comme si notre passée n'en était pas un et que dépasser les 100 000 bornes est signe de divorce.

Pourquoi ne pas parler de ces milliers de motards qui redonnent vie à leur motos avec amour, parler de tous ces anonymes qui ont donné à leur moto une vrai existence dans leurs déplacements, les doux dingues qui leurs parlent et n'ont pas peur de passer pour des excentriques. Comme mon pilote.

Cet article est une ode à toutes ces motardes et motards qui redonnent vie à leur moto et ne succombent pas sur l'hôtel du regard des autres en changent de moto car trop vieille.

Pourquoi mon pilote m'a appelé Berthe ? Un prénom d'origine germanique qui était très répandu à l'époque mérovingienne, chez les princesses et étant la reine dans ma catégorie, encore en 2018... Mon nom me va à merveille.

J'ai su séduire mon pilote car je suis sociable en terrain connu ou inconnu, et je ne l'ai jamais pris en traitre. Je sais rester prudente et méfiante, même quand mon pilote m'en demande beaucoup sur les petites routes.

Je me permets aussi de vous présenter ma nouvelle signature.

Merci Berthe pour ton intervention, Histoire de me répéter, je ne regrette pas son achat ! Pour finir allez lire sur "Passion - Motarde ou tout simplement l'itinéraire d'un Motard" où Berthe est présente au "Chapitre 12"à "BERTHE et Plus".

Plus deuxième degré comme article on ne peut pas faire mieux car faire parler une moto, mais bon c'est du Taz tout simplement, je ne me prends pas au sérieux tout en faisant sérieusement ce que je fais. Comme nos articles, qui des fois déstabilisent certains, mais comme ils reviennent c'est qu'ils ont une vraie ouverture d'esprit, merci à eux et vous toutes et tous qui avaient lu ce reportage sur la résurrection d'une moto.

Crédit Photos :Bruno Pasqualaggi (Retouches photos Bruno Pasqualaggi)


@ + Bruno pasqualaggi Pour le Moto Club des Potes et Sport Moteur International


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